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Comment reconnaître les signes d'apnée du sommeil

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Comment reconnaître les signes d'apnée du sommeil : conseils pratiques et repères pour passer à l'action.

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Les signes à repérer, la nuit et le jour

L’apnée obstructive du sommeil correspond à des arrêts ou des diminutions répétés de la respiration pendant la nuit, liés à un relâchement des voies aériennes. La personne concernée s’en rend rarement compte : c’est souvent le conjoint qui alerte.

La nuitLe jour
Ronflement fort et irrégulierSomnolence, endormissements involontaires
Pauses respiratoires remarquées par l’entourage, suivies d’une reprise bruyanteMaux de tête au réveil
Réveils avec sensation d’étouffementTroubles de la concentration, irritabilité
Envies d’uriner répétées, sueurs nocturnesSensation de nuit non réparatrice

Ce qui se passe quand on consulte

Le médecin traitant pose d’abord des questions sur le sommeil et la somnolence, souvent à l’aide de l’échelle d’Epworth, un questionnaire de huit situations de la vie courante. Si l’apnée est suspectée, il oriente vers un spécialiste du sommeil, un pneumologue ou un ORL, qui prescrit un enregistrement nocturne : polygraphie ventilatoire, souvent à domicile, ou polysomnographie en centre du sommeil.

Le diagnostic et le traitement relèvent exclusivement du médecin. Selon la sévérité, il peut proposer un appareil à pression positive continue (PPC), une orthèse d’avancée mandibulaire réalisée sur mesure, ou des mesures portant sur le poids, l’alcool et la position de sommeil. Notre guide apnée du sommeil : signes et dépistage détaille le parcours.

Pourquoi ne pas attendre

Non traitée, l’apnée du sommeil est associée à davantage d’hypertension artérielle et de troubles cardiovasculaires, et la somnolence qu’elle provoque augmente le risque d’accident : la Sécurité routière rappelle qu’il faut s’arrêter dès les premiers signes de somnolence au volant. Les applications qui enregistrent le ronflement peuvent servir à décrire la situation au médecin, mais ne posent pas de diagnostic, pas plus qu’un oxymètre de pouls grand public. Un accessoire anti-ronflement ne doit pas retarder la consultation lorsque des pauses respiratoires sont observées.

Les profils plus souvent concernés

L’apnée du sommeil peut toucher tout le monde, y compris des personnes minces et des enfants, mais certains facteurs la rendent plus fréquente : le surpoids, l’avancée en âge, le sexe masculin, la ménopause chez la femme, un cou large, une mâchoire inférieure en retrait, une obstruction nasale chronique, la consommation d’alcool ou de sédatifs le soir. Chez l’enfant, de grosses amygdales ou des végétations sont une cause classique, avec un ronflement, une respiration par la bouche, un sommeil agité et parfois des difficultés d’attention en journée. Dans ce cas, le pédiatre ou le médecin traitant oriente vers un ORL. Chez l’adulte, la présence de plusieurs de ces facteurs associée à des signes nocturnes ou diurnes justifie d’en parler lors d’une prochaine consultation, sans attendre une aggravation.

Questions complémentaires

Peut-on avoir une apnée du sommeil sans ronfler ?

Oui. Le ronflement est fréquent mais pas systématique, notamment chez les femmes et en cas d’apnée centrale. Une fatigue inexpliquée ou une somnolence diurne justifient d’en parler au médecin, même sans ronflement.

Le traitement par PPC est-il remboursé ?

Oui, sous conditions : après un diagnostic confirmé et une prescription, l’appareil est fourni en location par un prestataire de santé et pris en charge par l’Assurance maladie, avec un suivi de l’utilisation.