Cet article aide à repérer des signes. Il ne permet pas de faire un diagnostic : seul un enregistrement du sommeil, prescrit par un médecin, le permet. Si vous vous reconnaissez, parlez-en à votre médecin traitant.

L'apnée du sommeil se caractérise par des arrêts ou des diminutions de la respiration, répétés pendant la nuit, qui fragmentent le sommeil. Elle est fréquente et passe souvent inaperçue. Non traitée, elle est associée à une somnolence dans la journée, à un risque d'accident et à des maladies cardiovasculaires (Assurance Maladie).

Les signes qui doivent alerter

1. Un ronflement fort et régulier

Tous les ronfleurs ne font pas d'apnées, mais la plupart des personnes concernées ronflent fort, presque toutes les nuits.

2. Des pauses respiratoires remarquées par l'entourage

C'est souvent le conjoint qui remarque que la respiration s'arrête, puis reprend avec un bruit fort.

3. Une somnolence dans la journée

Envie de dormir en réunion, devant la télévision ou au volant, malgré des nuits qui semblent suffisantes. Si vous somnolez au volant, ne conduisez pas et consultez rapidement.

4. Une fatigue au réveil

Le sommeil est fragmenté par des micro-réveils dont on n'a pas conscience : on se réveille fatigué.

5. Des maux de tête le matin

Des maux de tête présents au réveil et qui passent dans la matinée sont un signe fréquemment cité.

6. Des réveils avec sensation d'étouffement

Réveil en sursaut, impression de manquer d'air, cœur qui bat vite.

7. Des envies d'uriner la nuit

Se lever plusieurs fois par nuit pour uriner peut avoir plusieurs causes, dont l'apnée du sommeil.

8. Des troubles de la concentration et de l'humeur

Difficultés à se concentrer, oublis, irritabilité, baisse de moral.

9. Une hypertension artérielle

L'apnée du sommeil est souvent associée à une hypertension. Votre médecin peut y penser si votre tension reste difficile à équilibrer.

10. Des facteurs qui augmentent le risque

Le surpoids, l'âge, le sexe masculin, la ménopause chez la femme, la consommation d'alcool ou de somnifères le soir, et certaines particularités du visage ou de la gorge augmentent le risque.

Comment se fait le diagnostic ?

Si votre médecin suspecte une apnée du sommeil, il vous oriente vers un examen du sommeil : une polygraphie ventilatoire, souvent à domicile, ou une polysomnographie, parfois réalisée dans un centre du sommeil. Ces examens enregistrent la respiration pendant la nuit et permettent de mesurer la sévérité des apnées.

Les applications pour smartphone et les montres ou bagues connectées ne permettent pas de poser ce diagnostic. Elles ne remplacent pas un examen prescrit.

Les traitements

Le traitement dépend de la sévérité et se décide avec le médecin :

Les bandelettes nasales, sprays ou oreillers « anti-ronflement » ne traitent pas une apnée du sommeil. Ne les utilisez pas pour retarder une consultation.

Que faire si vous vous reconnaissez ?

Pour aller plus loin : apnée du sommeil : signes et dépistage et notre guide sur le ronflement.

Questions fréquentes

Peut-on faire soi-même le diagnostic d'apnée du sommeil ?

Non. Seul un enregistrement du sommeil prescrit par un médecin (polygraphie ou polysomnographie) permet de poser le diagnostic. Les questionnaires et les applications ne font qu'orienter.

Ronfler, est-ce forcément une apnée ?

Non. Beaucoup de ronfleurs n'ont pas d'apnées. Un ronflement fort avec des pauses respiratoires, une somnolence dans la journée ou des maux de tête le matin doivent en revanche faire consulter.

L'apnée du sommeil se soigne-t-elle ?

Des traitements existent : mesures d'hygiène de vie, orthèse d'avancée mandibulaire, pression positive continue. Le choix se fait avec le médecin selon la sévérité.